Le Président de la République a reçu en audience l’Ancien Président mozambicain Monsieur Joaquim CHISSANO dans la matinée du 30 Janvier 2008, au Palais Présidentiel. Le Président CHISSANO était à la tête d’une délégation écuménique forte de huit personnes à savoir : Monseigneur Gérard Mpanga de l’Eglise Anglicane Tanzanienne ; Monsieur Fred Ngabera du Kenya, Directeur Exécutif du FECCLAHA (Fellowship of Christian Councils and Churches in the Great Lakes and Horn of Africa) ; Docteur Agnes Abuom du Kenya ; Membre du WCC (World Council of Churches) ; Révérend Gertrude Kapuma du Malawi, membre du AACC (All Africa Conference of Churches) ; Docteur John Tesha de la Tanzanie, Secrétaire Général du Forum Africain ; Monseigneur Dieudonné Mbaya de la République Démocratique du Congo, Président du FECCLAHA ; Monsieur Nuno Thomas du Mozambique, Assistant du Président CHISSANO ainsi que l’Archevêque Bernard NTAHOTURI de l’Eglise Anglicane du Burundi.
A l’issue de l’audience, le Chef de la délégation qui visite notre pays depuis le 29 janvier 2008 a accordé une interview à la presse. Il a indiqué que la délégation écuménique qu’il conduit est venue témoigner son expérience et sa solidarité au Gouvernement Burundais dans ses efforts de ramener la paix et de réconcilier le peuple burundais.
Il se félicite du nombre d’armes déjà remis volontairement ainsi que la mise en place de la Commission Nationale de Désarmement. En effet, le Burundi n’a point besoin d’armes mais plutôt de la reconstruction et du développement en vue de lutter contre la pauvreté qui assaille la population burundaise, a fait remarquer l’ex Président Mozambicain. La Délégation a par ailleurs effectué lce déplacement pour lancer un appel pour la paix afin que le dialogue entre le Gouvernement Burundais et le Palipehutu-FNL reprenne. Le Président CHISSANO se dit confiant que les deux parties ne tarderont pas à venir à une bonne conclusion. " Depuis que je suis dans le pays, j’ai entendu que touts les efforts sont réunis en faveur de la paix et la réconciliation nationale, a-t-il conclu.